Lundi 16 mars 2009
1
16
/03
/Mars
/2009
00:40
" Alors tu met ton linge dans la machine, tu met le produit dans le bac prévu à cet effet, tu tourne le bouton jusqu'au mode qui te convient et hop c'est in da pocket"
Y a pas à dire, partir de chez soi ça a du bon !
Tu te rend compte de plein de truc. Tu te rend compte que le paquet de gateau que t'as fini hier soir, et bien il ne s'est pas réincarné en paquet de gateau plein ce matin. Tu rend compte que
le " à Taaable" de ta maman t'aimerais bien le mettre sur CD et l'écouter tout les soirs aux alentours de 20h30. Tu te rend compte aussi que le riz blanc c'est pas mal, mais que si t'avais penser à
acheter du sel ça aurait pu être mieux. Et malheuresement tu te rend compte trop souvent que le trajet maison-Mc do est bien plus rapide que le temps de cuisson affiché sur ton sachet de poilée aux
légumes que t'as acheté pour faire genre t'es capable de gerer ton alimentation tout seul...
Bref, passée cette petite introduction, laisse moi te présenter ceux qui m'on prété la dose d' iode suffisante pour donner un minimum de goût à mes pâtes au beurre sans beurre, j'ai nommé mes
colocataires!
Comme beaucoup de personnes vivant à Londres, pour ne pas dire la plus part, j'ai opté pour la colocation. En dehors du prix allégé (quoi que) elle permet également de rencontrer de nouvelles
personnes venant d'horizons différentes et ainsi de parler anglais trés régulièrement.
Je vis donc dans un appartement du sud de Londres en zone 2, que je partage avec 6 autres personnes.
Italienne, hongroise, allemande, anglaise (pourquoi pas on est chez eux aprés tout) et francaise, telles sont les nationalités representées au 85 Coldharbour Lane. Nationalités representées par
paires en ce qui concerne l'Italie et la France.
La vie dans cet appartement s'est passée sans soucis majeurs, avec des colocataires trés sympa.
Christoph fut le premier à m'accueillir. Allemand, 26 ans au compteur, il fut l'un des acteurs principaux de ma vie dans cette colocation. Ne travaillant pas, il répondait trés souvent présent au
sein de l'appartement et n'était jamais contre une petite conversation dans la cuisine, seule pièce commune de l'appartement. C'est grâce à lui et son anglais irréprochable que j'ai pu trés
rapidement améliorer le mien. Etant musicien et passionné de films francais les sujets de conversations ne manquaient pas vraiment.
Egalement, il y avait Niccolino Agustinelli, qui comme vous l'aurait compris est italien, et sa copine (italienne aussi), Sara.
Venus à Londres pour apprendre l'anglais avant de retourner en Italie, tout deux travaillent dans la restauration. Et ayant vite pris conscience de mon peu de génie pour la cuisine, il était
toujours agréable de compter dans ses rangs un cuisinier. A ce sujet, Niccolinno avait visiblement à coeur de confirmer les préjugés que nous francais avont sur les habitudes alimentaires de nos
voisins d'outre-Alpes. A savoir que rares étaient les repas où notre couple italien ne mangeait pas de pâtes agrémentées d'un parmesan made in Italia. Bref, pas prise de tête pour un sous, avec un
caractère des plus relax et chaleureux et également doté d'un sens de l'humour aiguisé, Niccolinno constituait un collocataire idéal.
Passons au vétéran anglais. Bruce, 38 ans. Un mythe à lui tout seul, il est l'emblème de cet appartement. Célibataire endurci, j'ai aussi pu vite me rendre compte que monsieur était en froid avec
l'eau chaude. Toutefois bon blageur, il n'en ai pas moins quelqu'un de trés sympathique. Mais parlant un anglais difficilement decryptable, je n'ai bien souvent pu qu'entrevoir la finesse de ses
calembours.
Representant la Hongrie, Anita. Relativement froide au première abord, j'ai pu néamoins, là encore, decouvrir une personne sympathique.
Et enfin, présentation de ma bulle d'air linguistique, Xavier, mon collocataire francais. Vivant depuis deux ans a Londres, il a pu m'éguyer sur certains endroits plus ou moins connus de Londres,
me donnant un aperçu plus "underground" de la capitale que mon esprit de néophyte n'aurait peut être pas privilégié. Modèle d'intégration, il a fait de Londres son lieu de vie à part entière et
s'est inbhibé de l'esprit londonien. Exemple à suivre en ce qui concerne l'immersion dans cette ville.
Toi aussi t'as remarqué que je conjugait un peu trop de verbes au passé au fil de cet article? Ce n'est pas anodin.
En effet, voila maintenant trois semaines que j'ai quitté cette petite équipe. Voila maintenant trois semaines que j'ai troqué le confort de ma "single room" et de son lit double pour les lits
superposés et les dortoirs d'une auberge de jeunesse.
Située à deux pas d'oxford street et en face de Regent Park, avec un coût à la semaine beaucoup moins élevé, cette option m'a trés rapidement séduite.
Ainsi, aprés la collocation dans sa forme la plus connue, cap maintenant sur la colocation extrème...
See ya