Lundi 2 mars 2009
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Nous y voila. Déja deux tiers de mon expérience londonienne passés et il me semble avoir omis de parler de pas mal de choses. A commencer par ce qui me fait programmer mon réveil à 8h tout les
matins et qui est également la raison de ma venue à Londres. Aujourd'hui c'est décidé j'te parle de mon stage !
Pour cela ami lecteur arme toi d'un dictionnaire turco-indou-pakistano-vietnamien et prépare toi à vivre une expérience linguistique des plus tonitruante.
Je t'éclaire.
J 'effectue mon stage dans une école de commerce internationale basée dans le centre de Londres. J'ai donc quitté les bancs de l'ECE pour Kensington
College of Business (KCB pour les confirmés.)
Une des particularités flagrante de cette école réside dans la provenance géographique de ses étudiants. En effet, nos futurs diplômés viennent de Turquie, d'Inde, du Bangladesh, du Pakistan, du
Nigéria, ou encore de Chine. Aucun anglais, trés peu d'européens mais tout de même un francais, trés vite repérable bien entendu.
Cette particularité se retrouve également chez les professeurs et salariés de l'école; à un degré moindre cependant.
L'environnement culturel présenté et le décor planté, laisse moi te parler de mon travail au sein de KCB.
Comme beaucoup de mes camarades ecéens j'ai fait appel au BSE (Bureau des Stages à l'Etranger) pour trouver mon stage). Comme beaucoup de mes camarades il était prévu de remplir des missions en
rapport avec un secteur prévu à l'avance et de travailler en étroite relation avec le directeur de tel ou tel service. Et comme beaucoup de mes camarades il à fallut se mettre à l'évidence: le
BSE c'est bien mais en fait non.
Il était donc convenu que les missions à accomplir lors de mon stage relèveraient du domaine du marketing.
Mon arrivé a l'école se passa sans problème, accueil chaleureux, brève presentation du personnel et des locaux, mon maitre de stage était au courant qu'un stagiaire francais devait venir, je suis
rassuré. L'enthousiasme était de circonstance.
Cependant, une premiere semaine de travail lors de laquelle ma seule et unique tache fut de classer des dossiers m' a vite fait comprendre que si je voulais faire du marketing j'aurais dû
apporter mes cours. N'ayant pas été motivé par cette perspective lors de la préparation de mes bagages, il fallait opter pour une autre solution.
Ainsi, le lundi suivant c'est determiné et optimiste que je rentre dans le bureau de mon maitre de stage pour lui faire part de mes petites revendications.
Réponse de l'intéressé:
-" Il faut savoir que le marketing est une notion trés vaste qui regroupe énormement de choses. Trier des dossiers c'est du marketing, timbrer des enveloppes c'est du marketing, faire
des photocopies c'est du marketing".
- " Et si j'retourne chez moi finir ma nuit c'est du marketing ?"
Ainsi aprés avoir vérifier en vain si un mode "étude de marché" était integré dans les options de la photocopieuse, j' avais au moins la certitude que l'intérêt de mon maitre de stage pour mon
apprentissage frisait le zéro.
Dès lors, aprés quelques autres tentatives non concluantes, j'ai dû chercher de quoi m'occuper auprés d'autres personnes. De cette facon, depuis quelques semaines déja, je suis chargé de
m'occuper de la bibliothèque de l'école, le libraire étant étonnament trés occupé.
Et je dois avouer que c'est loin d'etre deplaisant. Je peux y rencontrer de nombreux élèves de l'école, toujours désireux de venir parler avec le petit francais de la bibliothèque, et ainsi en
profiter pour améliorer mon anglais.
Cependant, mon oreille doit se transformer en véhicule tout terrains le temps de quelques conversations. En effet, les accents diffèrent sensiblement selon les éléves et leur origines et je dois
dire que c'est assez amusant.
Cependant, parait-il qu'il serait présompteux en tant que francais de se moquer d'un quelconque accent. Mea culpa donc.
Ainsi, même si pour l'experience professionelle dans le marketing faudra repasser, je me contente de ce poste de bibliothéquaire interimaire qui finalement me permet de faire connaissance avec
les étudiants et de parler régulierement.
See ya
Par Clément Balencie
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